Parce qu'il faut savoir détruire pour mieux reconstruire.
Parce que parfois on se sent fort, et d'un coup tout flanche.
Parce que parfois, un petit coeur d'adolescente ne résiste pas.
Parce qu'un trop plein d'émotion ça fait peur, puis de la peur on passe à la mélancolie, puis de la mélancolie à la folie.
Parce que parfois la folie est libératrice, protectrice, novatrice.
Parce que quitte à être obligée d'évoluer, autant sauter le pas.
Parce que l'art m'a sauvé la vie.
Parce que énoncer des mots est parfois dur, parce qu'on l'a déjà fait, parce qu'on est piégé, parce que plus rien ne va.
Puis d'un coup quelque chose se passe, un éclat, une faille. Et tout ce qu'on a construit est en perte de sens, et tout ce qu'on a construit doit disparaitre. Parce qu'à la base j'avais prévu de traduire le sens de ma vie, le cour de mon enfance, et que d'un coup, l'allumette a pris feu, et que jamais je ne l'ai regretté.
- Eh puis aussi parce que j'ai failli bruler ma classe, parce que j'ai perdu mon temps pas inutilement pour une fois, et parce qu'au fond, ce vieux bout de carton plume recouvert de feuilles imprimées et peintes, accrochées - écorchées avec des épingles, bah c'est un peu moi. Et moi sans moi, je n'suis plus rien. -